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Les représentations visuelles

 

« La réalité n’est pas représentable » Ni photographiquement, ni avec aucun autre médium un tant soit peu précis, un travail sur la réalité à travers une représentation artificielle est donc nécessaire pour définir certaines impressions. L’outil technologique n’existe que pour retranscrire ou communiquer dans un temps postérieur à l’événement une réalité personnelle à un moment précis.
Mais cet outil fait abstraction de l’espace dans ses trois dimensions, du son, de la température, etc., donc ne retranscrit pas le sentiment personnel au moment de la capture.
Le souvenir ; et l’interprétation du souvenir se transforme toutes les secondes ; il y a donc dans toutes mes tentatives de représentations une constante de transformation.
Donc en construisant et travaillant certaines images lorsqu ‘elles ne correspondent pas à ma conception du souvenir de l’événement, j’introduit des données personnelles de ma propre évolution et de mon interprétation de la réalité.
J’effectue un travail photographique en constante introspection dans une dynamique intérieure, une recherche sensible et sensitive sur les fonctions de perception. Il ne s’agit pas d’un état de sérénité, je dois m’introduire dans un état de réceptivité complète. La captation des éléments de « l’atome » constitue l’étape complexe, la période aléatoire dépendante de l’espace et du temps. Chaque élément, espace ou situation susceptible d’être capté possède une énergie commune, mais avec des degrés d’intensités différents.
Selon l’état physique et psychologique au moment de la recherche, l’attention diverge vers certains éléments ou d’autres et le positionnement par rapport au sujet influe sur son énergie.
Il ne s’agit pas d’influer volontairement sur les éléments, mais d’établir un rapport énergétique avec eux dans la direction de ses propres sentiments.
L’attirance visuelle peut se trouver dans la contradiction, l’opposition mais aussi dans l’équilibre, ce qui implique donc une compréhension élevée du fonctionnement visuel afin de capter l’origine des sensations.
Toutes ces captures lumineuses ne suffisent pas à l’obtention du passeport, mais apportent des indices de réflexion sur la profondeur du champ de perception. Les images choisies présentent un exposé matériel en deux dimensions, proposent une approche de déstabilisation sensorielle dans une tentative de sensibilisation des lecteurs. Chaque représentation est fondée sur la constitution des éléments de L’ATOME, qu’elle soit paysagère, matérielle ou humaine. Ces représentations conceptuelles ou sensibles mettent en place des indices de réflexion et tentent de guider les lecteurs vers la perception.

 

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L a matière

 

L'altération de la matière est irrémédiable ».

Depuis plusieurs années, l’homme s’emploie à imposer nombre de modifications dans les structures originelles de la matière, il fusionne les atomes, transforme les structures moléculaires. A travers les sciences biologiques atomique et génétiques, il modifie sans en calculer les conséquence à long terme les équilibres de la création et de l’extinction, qui ont trouvé avec des milliards d’années une raison justifiable sur la planète. L’évolution humaine à vécue une accélération sans précédent, tant dans les modifications environnementales que dans l’exploitation de toutes les ressources végétales, animales et minérales. Nous vivons dans un environnement constitué dans une large majorité de matériaux artificiels ou reconstitués qui n’ont trouvé vie qu’à travers la modification de leur structure moléculaire.
Ces éléments ne font partie d’aucune chaîne naturelle, ou d’aucune logique d’existence à part d’assouvir les besoins humains multiples ; dans une très grande quantité et diversité, ils représentent dans un équilibre naturel nombres d’interférents et éléments perturbateurs.
Ces matériaux sont les premiers éléments constituants nos espaces de vie et environnements architecturaux, ils modifient totalement nos perceptions sensorielles et transforment nos repères. Nous évoluons dans un environnement sonore chargé à outrance de sons artificiels, notre sensibilité et notre irritabilité accroît à chaque effleurement sur une arrête de béton, les perspectives visuelles sont devenues formelles et linéaires. La matière urbaine mitraillée d’ondes et de fréquences multiples se charge d’énergies et d’éléments ioniques. La prochaine étape de recherche scientifique est l’étude de ces éléments de perturbation dans le temps.
Ces modifications, étant très récentes ne donnent pas aujourd’hui la possibilité d’une évaluation des conséquences physiques et psychologiques sur l’être humain et sur l’environnement. Comment toutes ces matières artificielles peuvent se comporter dans leur altération et leur oxydation en se mélangeant elle-mêmes, et comment peuvent elles s’interférer dans leur évolution physiologique ? Tous ces amalgames de matériaux artificiels peuvent représenter dans la durée une nouvelle évolution moléculaire, une modification des étapesde la transformation.

C’est là qu’est née une nouvelle forme d’altération : " la fusion "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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milieu urbain