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Beat Hôtel, Paris, 1962

Texte adhésif, mur/écran translucide, vidéo projection (couleur clignotant à 10Hz), néon
2005

vue de l’exposition Exit Strategy, Tramway, Glasgow

«Had a transcendental storm of colour visions today in the bus going to Marseille. We ran through a long avenue of trees and I closed my eyes against the setting sun. An overwhelming flood of intensely bright colors exploded behind my eyelids: a multidimensional kaleidoscope whirling out through space. I was swept out of time.
I was out in a world of infinite number. The vision stopped abruptly as we left the trees. Was that a vision? What happened to me?»
Extract from the diary of Brion Gysin - December 21, 1958

(texte adhésif présent à l’entrée de la salle)

Prenant ses bases sur le phénomène de flicker et les recherches menées à ce sujet dans les années 60 suite à la citation de Brion Gysin (présente dans l’installation sous forme de texte adhésif), l’installation Beat Hôtel, Paris, 1962 invite à entrer un dans espace autant cinématographique que plastique. Diffusée sur un écran/mur translucide, la simulation digitale de l’effet de flicker (couleur clignotant à 10Hz ou images par seconde) renvoie à la couleur et à la charge historique et culturelle (Beat Generation) du signe néon et de la période qu’il induit. Le Beat Hôtel étant l’endroit (à Paris) où Brion Gysin et Ian Sommerville mirent au point la Dreamachine (machine à regarder les yeux fermés reproduisant l’effet de flicker par rotation d’un cylindre découpé autour d’une source lumineuse).