Pendant des études en photographie, il entreprend une série d’images dites « abstraites » où la matière bouillonnante surgit et envahit tout l’espace argentique de l’image, travail qu’il expose au mois de l’art photographique de Nemours en 1991.
Après un diplôme en photographie, il décide tant de poursuivre la recherche entamée durant ces trois années que de se perfectionner avec les techniques photographiques par le biais d’un enseignement universitaire en arts plastiques. Il y débute une nouvelle recherche sur l’image du corps où il utilise des optiques macroscopiques. Il pousse la prise de vue à la limite de la mise au point de l’objectif pour tenter de toucher les autres sens. Il en découle des images où transpire un épiderme devenu palpable. L’installation de ce travail ainsi que sa scénographie est l’une de ses préoccupations. Les images envahissent les espaces d’exposition, intégrant une troisième dimension. Les grands formats photographiques (3m x 1,27m) sont tendus au milieu de l’espace d’exposition obligeant les visiteurs à circuler entre les images, à les toucher. Ainsi naît la « Machine à désir ». Elle forme une vision d’ensemble et intègre le parcours du spectateur au sein de l’œuvre.
Dans son laboratoire, il force l’accident et met au point un processus aléatoire d’obtention d’image argentique. Les images obtenues sont assemblées en de multiples compositions où chaque pièce ajoutée entretient avec l’autre un lien de ressemblance et de dissemblance. Il explore alors la mise en espace de ces nouvelles pièces. Leurs installations, qu’il nomme « Totem », est une partie intégrante de l’œuvre. Les « Totems » s’approprient l’espace en de gigantesques compositions tridimensionnelles où se mêlent des sensations d’explosion et de stabilité.
La photographie est devenue le terrain d’expériences plastiques multiples, carrefour où se croisent toutes les pratiques artistiques. Loin de vouloir s’émanciper de la matière, il tente de faire apparaître le matériau photographique, celui utilisé pour la nouvelle série des « Totems », et produit deux autres séries apparentées : « Gélatino-bromure » et « Froissée ». Cette dernière met en lumière l’ambivalence du lieu de présentation en se fondant avec les murs de la galerie qui accueille le travail.
Ces images abstraites sont issues d’une réalité tangible dont la forme définitive ne correspond pas à une réalité connue, mais donnent accès à une réalité plus intuitive. L’important est alors le voyage que l’on entreprend, l’histoire qui se force, les images qui en surgissent ; autant de monde possible. Chaque spectateur se forge alors un univers qui lui appartient, unique. Le temps d'un regard, ces images interrogent l'imaginaire sur lequel l’esprit s’assoie et lui permet de s’extraire du quotidien.
Principales Expositions :
Exposition collective « Assonance »
Espace Nesle Paris
du
17 au 24 octobre 2003.
Exposition
collective « Work In Paris »
usine Gaupillat
- Quai de Seine - Meudon
29
septembre 2002.
Exposition
Collective festival « Nowa Frabryka »
Galerie Pryzmat Cracovie Pologne
du 13 au 30 mai 2002.
Exposition
Installation/Projection en collaboration avec Véronique Ray Geneix
«
La Fémis » Paris
23 avril 2002.
Exposition
personnelle
« théâtre 347 » impasse
Chaptal Paris
octobre
2001.
Exposition/Installation/Performance
en collaboration avec Véronique Ray Geneix et la danseuse Christine Marquez
« Photographie/Danse/Cinéma » Espace Confluence
Mai
2001.
Exposition
collective « Visions Extraordinaires » Explo’sition #4
Braquage & Exploding galerie
Espace
In-Fact Paris
du
12 au 14 janvier 2001.
Exposition/Installation
en collaboration avec Véronique Ray Geneix
Galerie In-Fact Paris
novembre/décembre 2000.
Exposition
collective « l’Après derniers jours »
Galerie In-Fact Paris
octobre
2000.
Exposition
aux ateliers portes ouvertes
« Association In-Fact »
Paris
Paris
juin 2000.
Exposition
collective « Poison d’Avril »
Galerie In-Fact Paris
avril
2000.
Exposition
aux ateliers portes ouvertes de la ville d’Ivry/Seine
septembre
1996.
Exposition
au mois de l’Art Photographique à Nemours (77)
février
1991.
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