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“un premier album cinématographique tendu entre ambient hypnotique et dérèglements
informatiques, nappes immobiles et pièces quasi dansantes, boucles mélodiques
et incursions bruitistes. (...) En faisant sourire, réagir ou réfléchir sur
des thèmes qui finissent par dépasser le strict cadre musical, Cocoon retisse
ce lien mis à mal lors des concerts au laptop souvent abrupt.“
Libération, Marie Lechner, 1er octobre 2004
"En permanence, ce qui frappe, c’est le souffle éminemment
dramaturgique avec lequel est conduit le discours musical, qui fait de la
musique de Cocoon une œuvre d’art à part entière, qui suffit à faire de la
seule musique de Cocoon une source de ravissement autonome."
Mouvement.net, David Sanson, 10 juin 2004
"Les enchaînements sont aléatoires, les images particulièrement
belles et travaillées. Une petite pièce d'orfèvre qui aurait presque pu faire
l'objet d'un disque à part."
Arte-tv.com, Laurence Rilly, 14 juin 2004 (à propos de la partie CD-Rom)
"Avec une justesse de ton et une économie de moyens qui forcent
l'admiration, Cocoon parvient comme peu d'artistes avant lui à insuffler une véritable
vie, une humanité omniprésente, dans les circuits de la machine."
D-Side, Jean-François Micard, juillet/août 2004
“un magnifique album d’electronica accidentée et cinématographique
(...) De nombreux samples très vivants (...) nourrissent cette musique sans
cesse rapatriée vers la mélodie malgré tous les écueils qu’elle rencontre.
Poignante parfois comme une dérive en pleine mer, elle est aussi minéralisée
(cristallisations cliquées, sauts rythmiques légers), interdit la noyade et préfère
les tissages épais de cordes aux brumes isolationnistes.“
Fear-Drop, D.B., 2004
“Il n'est pas difficile de trouver qui se cache derrière ce curieux
projet tant il est rare de rencontrer un architecte capable d'associer avec
autant d'aisance et de talent précision et mélodies, surtout lorsqu'elles sont
addictives et futées. C'est en effet Christophe Demarthe de Clair Obscur que
l'on retrouve aux manettes de Cocoon“
Prémonition, Christophe Labussière, octobre 2004
"Une musique globalement plaisante, mais très variée, rendant Cocoon
difficile à cerner, entre pièces expérimentales, nappes de cordes mélancoliques,
morceaux presque dansants, ou même un titre ambient aux sonorités cristallines
de toute beauté."
EtherREAL, Fabrice Allard, juin 2004 (à propos du concert aux Voûtes)
"Véritable album coup de coeur"
Electrotinette.net, juin 2004
"Références fétish, vidéos lointaines et dérobées, inquiétante
absurdité. Le morceau/vidéo du port est un moment unique. Ce que nous sommes,
loin des regards, capturés, garde baissée. (...) Ce cocoon est décidément très
beau."
Axesscode.com/mindphaser, Kether, 21 juin 2004 (à propos des Voûtes)
"Avec ses boucles hypnotiques, ses rythmiques-machines, ses distorsions,
ses nappes sourdes ou blanches, ses samples de cordes, ses scories numériques,
ses mélodies clonées, émerge une sorte de douce brutalité envoûtante, inquiétante
et circulaire."
Facteur 4, Sylvain Gauthier, 3 juillet 2004
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(Presse : articles en entier)
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CD-Rom Un album cinématographique intimiste.
Dévider le «Cocoon»
Chanteur du groupe Clair-Obscur, connu dans les années 80 pour ses
escapades entre musique,théâtre, arts plastiques ou danse, Christophe Demarthe
récidive avec son projet Cocoon. Transfuge de la scène cold-wave/indus,
il se frotte désormais à l'électronique expérimentale et livre un premier
album cinématographique tendu entre ambient hypnotique et dérèglements
informatiques, nappes immobiles et pièces quasi dansantes, boucles mélodiques
et incursions bruitistes.
L'album audio se double d'une partie CD-rom réalisée par le désormais duo
d'artistes multimédias Servovalve. Sur une idée de Pierre Belouin, créateur
du label transdisciplinaire Optical Sound, ils ont eu carte blanche pour
retriturer la matière mise à disposition par le musicien-plasticien qui a réalisé
simultanément la partie visuelle de sa «bande originale». «Ce CD audio/CD-Rom
contient deux propositions artistiques, explique Demarthe. Servovalve a
pris mes sons, mes images et les a embarquées dans son univers à lui. Ce que
j'aime dans son travail, c'est la force qu'il parvient à livrer avec des formes
extrêmement ténues.»
L'interface singe celle du DVD (support prévu initialement), avec un menu
proposant le film en intégralité, l'accès aux six chapitres et trois versions
différentes (XX, XY et XXY), plus le bonus. Mais, loin d'une vidéo linéaire
classique, Servovalve infuse une dose d'aléatoire qui fait que le «film»
visionné n'est jamais tout à fait le même. Servovalve a samplé, fragmenté
les morceaux audio de Cocoon, remodelé, creusé, démultiplié les sons
afin d'obtenir une «collection de boucles et autres sons nébuleux», intégrés
dans des programmes qui récréent de nouveaux morceaux de manière quasi
infinie. Pour les séquences animées, il procède de même, ne gardant que
quelques boucles d'images indispensables, redigérées par des miniprogrammes
de transformation graphique.
Objet intime qui s'écoute, se regarde chez soi mais qui se décline aussi sous
forme de performance comme ce soir au festival Villette Emergences. Cocoon s'amuse
à détourner les codes des concerts de musique électronique expérimentale, en
cherchant à établir «un rapport de proximité avec le public, les choses
se passent de façon très menues, dans des regards, des positions, des
affirmations, des invitations apparaissant à l'écran». En le faisant
sourire, réagir ou réfléchir sur des thèmes qui finissent par dépasser le
strict cadre musical, Cocoon retisse ce lien mis à mal lors des concerts
au laptop souvent abrupt.
Cocoon (Optical Sound).
www.optical-sound.com, www.servovalve.org
Ce soir à 19 h 30 à Villette Emergences #2,
à La Maison de la Villette.
www.festival-emergences.info
LIBERATION, Marie Lechner, 1er octobre 2004
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mu.Neiges de printemps
Spécialisé dans les disques de plasticiens (Serge Comte, Rainier Lericolais)
et dans les mélanges indisciplinaires et de bon goût, le label nancéen
Optical Sound organise, le 18 juin aux Voûtes à Paris, une exceptionnelle soirée
de trois concerts pour le lancement de sa nouvelle production.
Les Neiges du Kilimandjaro : tel est l’intitulé choisi par le label nancéen
Optical Sound pour la soirée de lancement, aux Voûtes à Paris, de sa nouvelle
production, l’album de Cocoon, un CD avec CDRom derrière lequel se cache
Christophe Demarthe. Œuvrant depuis de nombreuses années à la frontière du
son et des arts visuels, collaborant régulièrement à l'architecture sonore
des mises en scènes de Bruno Lajara, ainsi qu’avec Jean Couturier sur France
Culture, Demarthe a été, durant les années 80, membre de Clair Obscur,
formation culte de la scène new wave européenne. Comme le rappelle Optical
Sound, Clair Obscur fut « l’ un des premiers à avoir officié dans les années
80 en France à des rapprochements entre la musique, les arts plastiques, la
danse et le théâtre ».
Dramaturgie sonore
Dans ce « cadre », Demarthe avait déjà pu passer maître dans la
juxtaposition des ambiances sonores et la réunion des énergies : d’une cold
wave tantôt tribale, tantôt martiale, traversée par un souffle rock hérité
de Joy Division, à un expressionnisme abstrait dans l’esprit de la scène
industrielle de l’époque, le travail de Clair Obscur déclinait une vaste et
sombre palette musicale, allant du plus introspectif et nuancé au plus direct.
C’est une même tension entre une énergie très « physique » et la
dimension narrative d’un singulier théâtre musical, appliquée cette fois à
des matériaux et des processus entièrement électroniques, qui irrigue le déroulement
de Cocoon. Par moments, lorsqu’il choisit d’allier les rythmes à des nappes
étales à la fois synthétiques et organiques, parcourues d’échos ethniques,
le travail de Demarthe évoque les meilleures réussites récentes de la musique
ambient : le The Number Of Magic de Richard H. Kirk, autre figure phare de la décennie
1980 avec Cabaret Voltaire, le superbe projet Second Nature de Bill Laswell/Tetsu
Inoue/Atom Heart, ou encore la démarche du Français Eric Aldéa, autre rocker
sombre (Bästärd) reconverti à la musique de scène. D’autres fois,
lorsqu’il s’oriente vers le collage et la répétition de cellules mélodiques
simples, voire vers une musique pratiquement bruitiste et concrète, il semble
établir le lien entre cut up et click’n’cut… En permanence, ce qui
frappe, c’est le souffle éminemment dramaturgique avec lequel est conduit le
discours musical, qui fait de la musique de Cocoon une œuvre d’art à part
entière, qui suffit à faire de la seule musique de Cocoon une source de
ravissement autonome.
Déplacements musicaux
Mais Cocoon est cependant loin d’être un projet strictement musical. Augmenté
d’une partie visuelle qu’accompagne cette « bande originale », et
traduisant ainsi les préoccupations actuelles de son auteur, Cocoon se veut «
un projet global audio/vidéo construit simultanément et en symbiose avec ces
deux médiums, ayant comme optique de multiples applications telles que la scène
et l'interaction avec le public. Le dispositif scénique mis en place dénote
avec l'immobilité caractéristique des prestations-concerts de musiques électroniques.
Ce projet revêt un aspect plus intimiste avec son édition, par exemple dans le
cadre d'une lecture domestique, il peut être aussi transposé à une diffusion
au sein de galeries, centres d'art, boutiques et autres lieux de vie. »
La principale thématique à l’œuvre dans Cocoon est « la notion de "déplacement",
plus précisément autour du fait de déplacer, manipuler une personne selon ou
contre son gré, traitant donc de sujets à caractère politique ou sexuel,
d'instruments de contrôle (thématique chère au visionnaire William Seward
Burroughs) ». C’est dire si cette soirée qui convoque les neiges (certes éternelles)
du Kilimandjaro à la fin du printemps promet d’être aussi hypnotique que déroutante.
Surtout si l’on sait qu’aux côtés de Christophe Demarthe se produiront
deux autres experts en itinérance musicale, invités pour l’occasion à
proposer des pièces originales : Sylvain Chauveau d’une part, Frédéric
Nogray de l’autre.
Rejeton illégitime de Morton Feldman, d’Erik Satie, de la pop de Depeche Mode
et du post-rock de Labradford, Chauveau, en marge de ses différents projets
(Micro:Mega, Arca, On), a publié sous son nom plusieurs albums (citons Le Livre
noir du capitalisme et Nocturne impalpable) qui en font l’un des fers de lance
d’un autre label nancéen, Les Disques et du soleil et de l’acier (voir
Mouvement n° 28). La musique de Frédéric Nogray, autre autodidacte que l’on
a pu voir aux côtés de Otomo Yoshihide ou Peter Kowald, accorde quant à elle
« une large place à l’improvisation, à l’aléatoire et au hasard. Sa matière
sonore provient de prises de son ou de cessions d'improvisation dans lesquelles
il met en défaut le son des appareils analogiques (filtre, table de mixage...)
traité, ou non, en temps réel avec un ordinateur portable. » Bref, impossible
de rater cet appel du 18 juin !
Les Neiges du Kilimandjaro, le vendredi 18 juin à 20h aux Voûtes
(Les Frigos), 91 quai Panhard et Levassor, Paris 13e. (6 euros)
www.lesvoutes.org
www.optical-sound.com
mouvement.net, David Sanson, 10 juin 2004
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Art & Musique | Cultures Electroniques
Cette semaine | Cocoon
Cocoon
Le label Optical Sound vient de sortir "Cocoon", le nouvel album de
Christophe Demarthe - ancien chanteur du groupe Clair Obscur. Il comporte 10
titres et un complément multimédia créé par l’artiste Servovalve.
La création de Gregory Pignot alias Servovalve est une interprétation de la
musique et du travail vidéo de Christophe Demarthe. Elle est composée de
quatre parties : la première « Version » permet de choisir son « genre »
parmi les trois catégories XX, XY et l’énigmatique XXY – ce choix
influence les images qui composent les rubriques : « Chapters » – une déclinaison
en 7 temps du travail vidéo de Christophe Demarthe, le « Bonus » – un remix
de la musique de Cocoon et les « films ». Les enchaînements sont aléatoires,
les images particulièrment belles et travaillées. Une petite pièce d'orfèvre
qui aurait presque pu faire l'objet d'un disque à part.
La soirée de lancement de l'album se tiendra aux Voûtes à Paris. Elle
s’articule autour de trois concerts, celui de Sylvain Chauveau, Frédéric
Nogray et Christophe Demarthe et porte le nom d’un tube des années 80, « Les
neiges du Kilimanjaro » dont chacun des artistes livrera sa propre version électronique
en fin de soirée.
Concert
Les Neiges du Kilimandjaro
le vendredi 18 juin à 20h
aux Voûtes (Les Frigos)
91 quai Panhard et Levassor
75013 Paris 13e.
arte-tv.com, Laurence Rilly, 14 juin 2004
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Cocoon
s/t
Optical Sound
On s’interroge parfois sur la suite qu’ont connue les membres de certains
groupes des années 80, dont on est sans nouvelles. Alors, presque effrayé, on
se prend à les imaginer dans les situations de sauvetage alimentaire auxquelles
personne n’échappe, qui magasinier, qui mécanicien, qui enseignant, qui
comptable, etc. En fait dans ces moments profanes où la musique n’est plus un
acte vital et sacré. Pour autant, elle n’est pas toujours expulsée.
Christophe Demarthe, ancien chanteur de Clair Obscur (accompagné pour la partie
iconographique par un autre “revenant“, V. Tirmarche de Die Bunker), le
prouve aujourd’hui avec un magnifique album d’electronica accidentée et cinématographique
sous le nom de Cocoon. De nombreux samples très vivants (il n’hésite pas à
inclure des éclats de voix) nourrissent cette musique sans cesse rapatriée
vers la mélodie malgré tous les écueils qu’elle rencontre. Poignante
parfois comme une dérive en pleine mer, elle est aussi minéralisée
(cristallisations cliquées, sauts rythmiques légers), interdit la noyade et préfère
les tissages épais de cordes aux brumes isolationnistes. Réflexe de musicien
aux nombreuses années de figuration sans doute ; quoi qu’il en soit,
jamais le ton ne s’envole. Car s’il n’est pas question de brume, la mélancolie
et le mystère sont assez forts pour maintenir un voile diaphane qui laisse
deviner autant qu’il révèle.
FEAR-DROP, D.B., 2004
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Cocoon
Cocoon
[Optical Sound]
Il n'est pas difficile de trouver qui se cache derrière ce curieux projet tant
il est rare de rencontrer un architecte capable d'associer avec autant d'aisance
et de talent précision et mélodies, surtout lorsqu'elles sont addictives et
futées. C'est en effet Christophe Demarthe de Clair Obscur que l'on retrouve
aux manettes de Cocoon (produit par Norsq) qui se permet d'apporter un souffle
d'air frais à une scène française qui, coincée derrière ses laptops, ne
parvient plus à donner de relief à ses logiciels aux performances pourtant
infinies. Cocoon nous entraîne dans des terres totalement électroniques (entre
ambient, collage et click'n'cut), pas totalement vierges, mais la balade est de
bout en bout terriblement agréable et foncièrement originale. Véritable
plasticien sonore, il propose des expérimentations douces-amères et des
compositions à la construction audacieuse, parvenant en toute circonstance à
privilégier la mélodie pour construire un album étonnamment digeste. Cocoon
propose une partie CD-Rom réalisée par Servovalve dont on ne cessera jamais de
rappeler le talent d'infographiste dans nos pages. Une raison de plus d'acquérir
cette œuvre complète.
PREMONITION, Christophe Labussière, octobre 2004
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