insomnies à la maison d'art Bernard Anthonioz - fondation nationale des arts graphiques et plastiques

 

images de l'événement

 

maba - fnagparcadi

 

 

Dates :

Exposition du 5 juin au 20 juillet 2008

 

Vernissage le jeudi 5 juin à partir de 20h

 

 

Parcours vidéo et sonore extérieur : les 5/6/7 juin de 20h à 3h du matin

 

 

Soirée supplémentaire : exposition et parcours sonore uniquement

 

le 21 juin de 20h à 3h du matin à l’occasion de la fête de la musique

 

  

Restaurant chromatique + bar le 5/6/7 juin

 

 

dossier de presse

 

extrait vidéo

 

 

Participants :

 

Projet exposition :

 

Nicolas Wilmouth

Isabelle Rozenbaum

Jean-Pierre Attal

Patrick Rimond

Dorota Kleszcz

François Ronsiaux

Mihai Grecu

Skoltz_Kolgen

 

Projet vidéo extérieur:

 

Kuba Bakowski

Midori Sakuraï

Lionel-Bayol Thémines

Pleix films

Cécile Azoulay

Alessandro Stella

 

 

Projet sonore extérieur :

 

Label Optical Sound + L'entre prise

 

Nicolas Maigret

Cocoon

Black Sifichi

Eddie Ladoire

Wild Shores

Olivia Louvel

 

 

 

Définition   Insomnie, subst. fém. :   Privation involontaire de sommeil provoquée par un état pathologique ou des troubles psychologiques. Insomnie nerveuse, périodique, fiévreuse; combattre l'insomnie; être atteint d'insomnie. J'ai été constamment dans un état maladif. Accès de fièvre catarrhale, sueurs, toux, insomnie, abattement et défaut d'excitabilité sensitive; idées lentes, conception difficile (Maine de Biran, Journal, 1817, p. 17)

Insomnies regroupe des processus de création divers qui trouvent leur écho dans un paradigme où hyper-éveil, demi-sommeil, rêve conscient s'installent pour donner à voir des univers construits dans une tentative d'accession à autant de mondes parallèles. Les obsessions et distorsions des sens se répondent en des articulations visuelles dans lesquelles le manque de sommeil devient moteur, prétexte à la fabrication d'espaces de pensées où la demi-conscience laisse le champ d'action libre.   De la mise à nu de ces troubles (Nicolas Wilmouth) à l'onirisme nocturne (Jean-Pierre Attal, Isabelle Rozenbaum) en passant par des déviations calculées (Patrick Rimond) ou des bribes scientifiques poétisées, les réalisations se jouent de ces réalités décalées, bancales, trafiquées pour mieux souligner leurs côtés impalpables. A croire que cette pathologie est provoquée par les artistes pour ses capacités à toujours permettre plus, à toujours autoriser les divagations. Au contraire de les justifier elle leur donne un terrain de propagation, un espace propice, une matière d'où partir sans pour autant devoir y revenir. Point de départ pathogène, l'insomnie se teinte d'hallucinations, comme dans le travail d'Alessandro Stella ou Mihai Grecu où les personnages, les pensées, les narrations se construisent de manière labyrinthique dans des mondes où les éléments prennent forme par l'altercation constante entre réel et fantasmé. Résonance directe aux recherches des artistes des années 60-70 sur le phénomène de flicker (notamment Brion Gysin et Ian Sommerville avec la Dreamachine), Midori Sakuraï, dans une vidéo issue de la série DNA, utilise les différentes fréquences d'ondes de l'activité électrique du cerveau, celles qui en variant, nous renseignent sur le passage d'un état à un autre (détente, assoupissement, éveil…). Le collectif Pleix interroge un tout autre clignotement, celui de leur version revisitée du jeu Simon. Les flashs chromatiques et sonores qui ne cessent de s'accélérer sont matière à la création de leur cube-prison surréaliste. Les paysages intérieurs du duo canadien Skoltz_Kolgen se mettent en place par éléments disparates, par adjonctions d'histoires engendrant un film-poème où les espaces sont autant de tableaux introspectifs et claustrophobes.   Au départ de la proposition, une envie que l'exposition Insomnies à la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques soit protéiforme, composite. L'évènement est donc multiple, utilisant le centre d'art et ses extérieurs, avec des interventions vidéos et sonores au sein de l’immense parc. Au-delà de la monstration d'œuvres, il s'agit de fédérer des procédés variés (exposition, performance, projections temporaires, parcours extérieurs…) permettant une appréhension particulière du lieu et des oeuvres, une manière de générer de l'interaction. L'espace intérieur de la fondation réunit 8 artistes alliant photographie, vidéo et installation. Les salles d'exposition faisant face au parc, les réalisations sont mises en perspective directe avec les parcours extérieurs. Le parcours vidéo comprend 6 grands écrans de projection répartis dans le parc. Les 5 installations sonores, proposées par Pierre Belouin, directeur du label Optical Sound, sont repérables par un balisage lumineux qui ponctue le parcours nocturne. La mise en place de ces dispositifs pluriels incite à la déambulation dans les lieux dans une cohérence autant conceptuelle, visuelle que physique permettant une exploration d'espaces multiples de manière fluide et signifiante.   La pluralité des approches et des champs de recherche des artistes de l'exposition Insomnies fonctionne comme les troubles du sommeil, jamais une unique cause, jamais un unique remède.

 

 

 

Exposition :

 

 

 

 

Parcours vidéo :

 

 

 

 

Parcours sonore :

 

 

 

 

 

images de l'événement

 

 

Association L’entre prise 2008

  

Maison d'Art Bernard Anthonioz

 

www.ma-bernardanthonioz.com


16 rue Charles VII
94130 Nogent-sur Marne

Tél : 01 48 71 90 07