insomnies à la maison d'art Bernard Anthonioz - fondation nationale des arts graphiques et plastiques

 

images de l'événement

 

maba - fnagparcadi

 

 

Dates :

Exposition du 5 juin au 20 juillet 2008

 

Vernissage le jeudi 5 juin à partir de 20h

 

 

Parcours vidéo et sonore extérieur : les 5/6/7 juin de 20h à 3h du matin

 

 

Soirée supplémentaire : exposition et parcours sonore uniquement

 

le 21 juin de 20h à 3h du matin à l’occasion de la fête de la musique

 

  

Restaurant chromatique + bar le 5/6/7 juin

 

 

dossier de presse

 

extrait vidéo

 

 

Participants :

 

Projet exposition :

 

Nicolas Wilmouth

Isabelle Rozenbaum

Jean-Pierre Attal

Patrick Rimond

Dorota Kleszcz

François Ronsiaux

Mihai Grecu

Skoltz_Kolgen

 

Projet vidéo extérieur:

 

Kuba Bakowski

Midori Sakuraï

Lionel-Bayol Thémines

Pleix films

Cécile Azoulay

Alessandro Stella

 

 

Projet sonore extérieur :

 

Label Optical Sound + L'entre prise

 

Nicolas Maigret

Cocoon

Black Sifichi

Eddie Ladoire

Wild Shores

Olivia Louvel

 

 

 

Définition   Insomnie, subst. fém. :   Privation involontaire de sommeil provoquée par un état pathologique ou des troubles psychologiques. Insomnie nerveuse, périodique, fiévreuse; combattre l'insomnie; être atteint d'insomnie. J'ai été constamment dans un état maladif. Accès de fièvre catarrhale, sueurs, toux, insomnie, abattement et défaut d'excitabilité sensitive; idées lentes, conception difficile (Maine de Biran, Journal, 1817, p. 17)

 

Insomnies regroupe des processus de création divers qui trouvent leur écho dans un paradigme où hyper-éveil, demi-sommeil, rêve conscient s'installent pour donner à voir des univers construits dans une tentative d'accession à autant de mondes parallèles. Les obsessions et distorsions des sens se répondent en des articulations visuelles dans lesquelles le manque de sommeil devient moteur, prétexte à la fabrication d'espaces de pensées où la demi-conscience laisse le champ d'action libre.  
De la mise à nu de ces troubles (Nicolas Wilmouth) à l'onirisme nocturne (Jean-Pierre Attal, Isabelle Rozenbaum) en passant par des déviations calculées (Patrick Rimond) ou des bribes scientifiques poétisées, les réalisations se jouent de ces réalités décalées, bancales, trafiquées pour mieux souligner leurs côtés impalpables. A croire que cette pathologie est provoquée par les artistes pour ses capacités à toujours permettre plus, à toujours autoriser les divagations. Au contraire de les justifier elle leur donne un terrain de propagation, un espace propice, une matière d'où partir sans pour autant devoir y revenir.
Point de départ pathogène, l'insomnie se teinte d'hallucinations, comme dans le travail d'Alessandro Stella ou Mihai Grecu où les personnages, les pensées, les narrations se construisent de manière labyrinthique dans des mondes où les éléments prennent
forme par l'altercation constante entre réel et fantasmé.
Résonance directe aux recherches des artistes des années 60-70 sur le phénomène de flicker (notamment Brion Gysin et Ian Sommerville avec la Dreamachine), Midori Sakuraï, dans une vidéo issue de la série DNA, utilise les différentes fréquences d'ondes de l'activité électrique du cerveau, celles qui en variant, nous renseignent sur le passage d'un état à un autre (détente, assoupissement, éveil…). Le collectif Pleix interroge un tout autre clignotement, celui de leur version revisitée du jeu Simon.
Les flashs chromatiques et sonores qui ne cessent de s'accélérer sont matière à la création de leur cube-prison surréaliste.
Les paysages intérieurs du duo canadien Skoltz_Kolgen se mettent en place par éléments disparates, par adjonctions d'histoires engendrant un film-poème où les espaces sont autant de tableaux introspectifs et claustrophobes.   Au départ de la proposition, une envie que l'exposition Insomnies à la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques soit protéiforme, composite. L'évènement est donc multiple, utilisant le centre d'art et ses extérieurs, avec des interventions vidéos et sonores au sein de l’immense parc. Au-delà de la monstration d'œuvres, il s'agit de fédérer des procédés variés (exposition, performance, projections temporaires, parcours extérieurs…) permettant une appréhension particulière du lieu et des oeuvres, une manière de générer de l'interaction.
L'espace intérieur de la fondation réunit 8 artistes alliant photographie, vidéo et installation. Les salles d'exposition faisant face au parc, les réalisations sont mises en perspective directe avec les parcours extérieurs. Le parcours vidéo comprend 6 grands écrans de projection répartis dans le parc. Les 5 installations sonores, proposées par Pierre Belouin, directeur du label Optical Sound, sont repérables par un balisage lumineux qui ponctue le parcours nocturne. La mise en place de ces dispositifs pluriels incite à la déambulation dans les lieux dans une cohérence autant conceptuelle, visuelle que physique permettant une exploration d'espaces multiples de manière fluide et signifiante.  
La pluralité des approches et des champs de recherche des artistes de l'exposition Insomnies fonctionne comme les troubles du sommeil, jamais une unique cause, jamais un unique remède.

 

 

 

Exposition :

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                    

              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Insomniaques

 

Ils rêvent de nuits impossibles où des matelas dociles accepteraient l’horizontale une heure ou plus pour laisser leurs âmes partir en paix et sans valises sur la route du répit. Ils rêvent à des couvertures tendres et des polochons complices pour s’abandonner au voyage sans filet.

 

Témoin du malaise d’un monde qui génère des vaches folles, des poupées chantantes, et des guerres pétroligieuses, Nicolas Wilmouth aborde ses contemporains avec tout l’absurde et l’ironie qu’il faut pour décrire la vanité de notre quotidien.

                                                                                    

              

                                                                

              

Insomnie

 

À endurer un sommeil profond pendant des décennies sans parole propre, des formes dans une urgence endiablée sans recours et sans dérobade ont imposé une mise au monde. Oser chuchoter des trésors de vie dissimulés malgré toutes les sueurs des nuits et des traversées d’espaces marécageux. Que ces voix nous sortent de nos retranchements et nos violences, que ces visions renommées nous poussent à reconnaître nos chants de vie que la photographie révèle avec grâce.

 

Isabelle Rozenbaum poursuit une recherche artistique en photographie et vidéo autour de questions touchant à l’identité, l’origine, l’autoportrait. Son regard singulier puise dans ses impressions intimes, évoque des espaces cachés, souterrains comme surgissant d’un au-delà et dont on ne sait plus s’ils sont réellement vécus ou rêvés.

                                                                                                              

              

                                                                                                                   

              

Iridium

 

Un objet-parasite naît et envahit un corps et son environnement. La symbolique diffuse d'une féminité hypnotique  et des architectures utopiques s'entrecroisent pour créer le récit d'une rêverie. Eau noire, cheveux noirs et encre de Chine fusionnent dans le débordement onirique de cette vision aux origines inconscientes.

 

Le travail vidéo de Mihai Grecu propose une imagerie complexe dans laquelle personnages sculpturaux et objets parasitaires évoluent dans des atmosphères déshumanisées et anxiogènes.                                                                                      

              

                                                 

              

Hypnagogies

 

" …La série la plus récente de Patrick Rimond est l'enregistrement photographique d’une vision hypnagogique, celle d’un ensemble de stimuli(sans s) inconscients dont la présentation sous forme d’image donne une idée sur la source de fascination, la fascination obsessive pour un lieu, sa forme, sa vie et son ambiance… Cet artiste suit les signaux perçus de son inconscient et met son appareil photographique entre,  entre le monde réel et le monde surnaturel, étrange - en référence à la notion freudienne décrivant ce qui a été caché mais qu’on a dévoilé, ressorti, ce qu’on éprouve à la frontière entre la veille et le sommeil: entre ce qui est reconnaissable (rationnel) et non reconnaissable…           " Sabina Czajkowska.

 

Le travail de Patrick Rimond suit des chemins divers passant du portrait au paysage urbain. Leurs formes hypnotisent, indescriptibles mais perceptibles, intriguent; ses photographies sont toujours un enregistrement de l’envie de rencontre.

                                                                                                                            

              

                                                                                       

              

Silent Room

 

Silent Room est une vue en coupe de seize individus, de seize chambres, de seize intimités, une radiographie de seize intériorités. Ici, la chambre est à proprement parler l’intérieur. Un intérieur en discontinuité, où s’opèrent, suivant une logique de contamination des sens, des échanges insolites et poétiques. Ce film-poème ne propose donc pas une histoire, mais un ensemble de tableaux vivants s’organisant chacun autour d’une idée fixe, d’une impulsion, d’un vide, d’une soif d’idéal. C’est une œuvre de clair-obscur, un cinéma de chambre, où ce qu’il y a de plus silencieux et de moins visible vient violemment murmurer sa présence.

 

Duo d’artistes canadiens, Dominique Skoltz et Herman W. Kolgen : les Skoltz_kolgen sont des créateurs rigoureux et déroutants. Ils s’intéressent tout particulièrement à la relation immédiate entre le matériau sonore et l’image. Leur travail multipolaire inclut, entre autres, des œuvres cinétiques, des installations, des performances, ainsi que des objets photographiques, picturaux et sonores.

                                                                                                                           

              

                                                                                 

              

Alvéoles

 

Alvéoles est un constat, un travail d’archéologie sociale dans la strate urbaine. La série appréhende la réalité d’individus étroitement liés à l’architecture contemporaine. Réalisées de nuit, en transparence, ces images fouillent le monde du travail tertiaire à travers les ouvertures vitrées des tours du quartier de "La Défense". Une nuit définitive semble tomber sur une ruche humaine en plein labeur. Quelle est la place de l’homme dans ces labyrinthes, infinis, quotidiens et imaginaires ? Dans ce chaos architectural, c’est finalement la récurrence et l'obsédante répétition qui conduisent à l'évanouissement des êtres.

 

Jean Pierre Attal pose un regard sur la place de l’individu dans la ville. Son langage artistique s’inscrit dans une esthétique à l'impact immédiat. En isolant des paysages urbains il met en scène alternativement les foules aléatoires et les individus. Ses œuvres de grand format nous proposent un arrêt sur image de la mégapole survoltée. Il décrypte la réalité urbaine, dévoilant ses multiples facettes et ses paradoxes.

                                                                                                                            

              

                                                                                                 

              

28ème parallèle  (Guerrero négro - Mexique)

 

Le projet intermédia « 28ème parallèle » est une recherche globale sur la société de consommation et les méthodes subliminales d'un système pour dicter les "bons" choix à chaque individu jusque dans les situations banales de la vie urbaine contemporaine. Le projet vidéo montre une société secrète, invisible par une simple observation visuelle, mais qui se révèle être, grâce à un objectif initié, un monde de propagande dont le but est de gérer la vie de chaque personne. La partie photographique est un voyage initiatique sur les traces d'un "guide", représentation symbolique, d'un élément d’une vaste campagne en vue de la réappropriation de la planète par ses  habitants.

 

François Ronsiaux fait partie de ces artistes à la création protéiforme, travaillant sur des thématiques telles que l’ingénierie de la propagande, l’idéologie matérialiste et capitaliste ou les évolutions environnementales.  Utilisant les technologies et matériaux contemporains, l'artiste propose des installations, performances, projets visuels et sonores à la limite de l’équilibre et dans des allégories de réappropriation des lois essentielles de la nature.

                                                                                                                                      

              

                                                                                                  

              

Amorphe

 

Dorota Kleszcz place à l’intérieur d'un cadre animé quelques formes choisies qui sont "sa matière de recherche". On les retrouve sous forme d'objets placés à l’intérieur de ses installation-performances. Ils définissent une nouvelle réalité, en quelque sorte les éléments clés d’un monde allégorique. Chaque mise en scène est une variation sur le thème de la "matière".

L’utopie d’arrêter le temps est un des motifs principaux d'Amorphe. Malgré l'illusion d'immobilité, il y persiste des symptômes discrets d’écoulement du temps. On y voit une forme, à moitié vivante, à moitié morte, sans conscience, indifférente à son entourage et solitaire. C’est le personnage "amorphe" gisant à l’intérieur de l’installation…

 

Dorota Kleszcz réalise des performances avec installations et vidéos qu'elle adapte aux lieux où elle se met en scène. Les thèmes de la route et du processus de renouement sont devenus les motifs principaux de son activité actuelle. Ses performances sont des déclarations très personnelles. Elle construit celles-ci au gré des observations de la vie dont elle analyse les problèmes de l’adaptation de l'être humain dans le monde du XXIème siècle.

                                                                                                                                            

      

Nicolas Wilmouth                     

                                                                                    

Isabelle Rozembaum                            

                                                                                                              

Mihaï Grecu                                                                                            

                                                                                     

Patrick Rimond                     

                                                                                                                            

Skoltz_Kolgen                                                             

                                                                                                                           

Jean Pierre Attal                                                   

                                                                                                                            

François Ronsiaux                                                                 

                                                                                                                                      

Dorota Kleszcz                                                                       

                                                                                                                                            

 

 

 

 

Parcours vidéo :

 

                  

                                                                                        

              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simone (musique par Bleip)

 

Inspiré du jeu Simon, ce projet montre une femme dans un cube soumis à des déflagrations chromatiques et sonores allant crescendo. Cette vidéo projette la vision du cauchemar classique de l'enfermement. Le sujet incapable de s'échapper est soumis à un stress psychologique atteignant jusqu'à son intégrité physique.

Créé en 2001, Pleix est un collectif artistique composé de sept personnes issues du graphisme et de la musique électronique. Il alterne réalisations de clips et de publicités avec des projets artistiques plus personnels.

 

Pleix côtoie le réel de façon ludique, décalée, sociale, symbolique, hypnotique, graphique, émotionnelle, instinctive et surtout passionnée.

                                                                                                                                 

              

                                                                 

              

TV zéro zones

 

Pour ce projet, Kuba Bakowski s'est mis en scène sur la mire de nuit de la télévision polonaise TVP2. Durant trois mois et toutes les nuits après la fin des programmes, Bakowski faisait son apparition et, avec un humour certain, se promenait littéralement dans le petit écran.

 

Kuba Bakowski travaille avec la vidéo, la photographie, la performance et les projets employant les medias électroniques. Ses centres d'intérêts se focalisent sur la condition humaine dans la réalité contemporaine marquée par l'impact omniprésent des médias. Il aime jouer à la frontière de l'artificiel et du naturel, de la civilisation et de la nature de manière subversive.

                                                                                                          

              

                                                                             

              

< α θ δ >

 

alfa / thêta / delta est la 8ème vidéo de la série DNA, inspirée par l’électro-encéphalographie. Au fond du parc de la Maison d’Art Bernard, un arbre s’élève, qui se ramifie et étend ses branches à l'image du neurone générateur, base du système nerveux. L'électro-encéphalogramme (EEG) mesure l'activité éléctrique du cérveau. Lors du sommeil, l’onde alpha se manifeste quand la personne éveillée ferme les yeux. L’onde thêta apparaît à l'assoupissement. Le sommeil profond est caractérisé par une activité cérébrale de faible fréquence (delta).

 

À travers de nombreuses performances lumineuses, Midori Sakurai a d'abord incarné des corps non-identifiés, au-delà du corps humain, toujours mis en scène dans une obscurité totale. En 2005, son propre corps, toujours caché jusque-là, sort de l’ombre et devient la matière même d'un travail de photographies et de vidéos. Elle réalise également des installations vidéo in situ.                                                                                                                                                                        

              

                                                                                 

              

The City that Never Wakes Up

 

Les lumières des appartements s’éteignent et se rallument les unes après les autres, certaines synchronisées, d’autres non. L’activité ne semble venir que de l’intérieur des buildings, rien n’est actif autour. Le temps est accéléré mais aussi figé, il reste à la nuit dans une activité frénétique. Ce paysage de nuit prend la place du paysage urbain diurne, actif, mouvementé. La contemplation du paysage est bouleversée par sa constante agitation empêchant le spectateur de fixer son esprit sur l’immobilité, le paisible, l’obligeant à une presque hypnose engendrée par l’activité scintillante.

 

Un zoo désert, des néons mourants, une tulipe symptôme du CAC40, la lune sans drapeau, autant d'images que Cécile Azoulay façonne pour donner à voir des mythes contemporains ébranlés mais pas moins désenchantés, proches de la mécanique nostalgique de l'uchronie, déviés de leurs trajectoires pour mieux passer de lieux communs à spéculation individuelle. Au sens usuel de l'utopie en tant que description d'une société idéale, elle préfère l'étymologie du néologisme de Thomas More qui signifie approximativement "sans lieu".

                                                                                                                                         

              

                                                                                                                                                                             

              

Body Larsen  

 

 Cette vidéo sonore en deux films juxtaposés traite du dédoublement, de l’échappement de l’enveloppe corporelle, de l’expérience intérieure, de sa projection hors corpus. Elle est issue d’une commande de scénographie pour un monologue/performance à partir du texte Morphine de Boulgakov.

 La vidéo articule plusieurs espaces organiques de l’homme ; oeil, bouche, plis inguinaux, torse, cou, sexe, mains, muqueuses... et une introspection visuelle intérieure au vêtement, mêlant trame des habits et texture de la peau. 

 Ce labyrinthe du corps est mis en tension avec une vidéo d’un liquide pénétrant l’autre, se mélangeant à lui jusqu’à se fondre, ne devenir qu’un, puis l’état s’inverse, s’accélère jusqu’à la séparation. Le tout réintègre le corps, se l’approprie et devient le vecteur premier de mutations sensorielles.

 

 Lionel Bayol-Thémines travaille depuis une quinzaine d'années en photographie et vidéo sur les rapports du corps aux identités. A l'instar d'autres artistes qui interrogent le genre de l'être humain.

                                                                                                                                                       

              

                                                                                 

              

 The writer

 

La nuit, le jour, la nuit.

La nuit, on déambule.

Le jour, on travaille.

La nuit, l’écrivain a des visions.

Le jour, il écrit ce qu’il a vu pendant la nuit.

Quelqu’un lui vole le temps, le temps de l’écriture…

Pourtant l’écrivain lit ce qu’il n’a pas écrit, noir sur noir.

Tout effort est vain.

 

Depuis plusieurs années, la démarche d'Alessandro Stella s’articule autour d’un personnage nommé "Superstar" ; une créature hybride évoluant dans un univers qui lui est propre.

"Superstar" choisit son image et celle des êtres qui l’entourent. Il devient objet, peinture, photo, vidéo. L’artiste nous projette dans ce monde, en détournant personnages, nature et espaces.                                                                                                                                                                                                     

                      

Pleix                                                                               

                                                                                                                                

Kuba Bakowski                                      

                                                                                                          

Midori Sakuraï                                                 

                                                                                                                                                                       

Cécile Azoulay                                                    

                                                                                                                                       

Lionel Bayol-Thémines                                                                                                                                     

                                                                                                                                                       

Alessandro Stella                                                  

                                                                                                                                                                                                    

 

 

 

 

 

Parcours sonore :

 

                  

                                                                  

              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wild Shores 
The Infinite Lullaby  

 Arrêter de dormir pendant les rêves

Dispositif optophonique conçu pour un ou plusieurs modules vidéo dits "aqualeidoscope", dont la diffusion sur bassin, arbre, ou autre support-surface, évoque par la présence d’une séquence iconographique en [r] évolution constante, une mise en situation temporaire d’un hôte nocturne dans le paysage d’un jardin.

Trio formé au début des années 1990 par Evelyne Hebey, Fred Nouveau et Marc Roques. Musiques, installations, performances ou films triptyques, les pièces optophoniques du collectif Wild Shores sont autant de fragments d'évidences, collectés, partagés, puis réunis en compositions audiovisuelles qui célèbrent l'expérimentation sensorielle et sollicitent un décodage instinctif, poétique, personnel et sans concept. Leurs particularités stimulent une acuité non normalisable qui réagit à une mémoire psychoactive primitive, suggérant des champs de lectures métaphoriques et d'écoutes métaphoniques, où l'individu est bienvenu.

                                                                                                                                                                                     

              

                                                                                             

              

Cocoon ( Christophe Demarthe) 
Basic First Aid

Un court dialogue entre le film le silence des agneaux et une leçon de secourisme.

DR. LECTER : Then something woke you, didn't it. Was it a dream ?  What was it ?

CLARICE : I heard a strange noise...

DR. LECTER : What was it ?

CLARICE : It was... screaming ! Some kind of screaming. Like a  child's voice...

DR. LECTER : What did you do ?

CLARICE : I went... downstairs... outside... I crept up into the barn...

 I was so scared to look inside - but I had to...

(excerpt from THE SILENCE OF THE LAMBS - Screenplay by Ted Tally - Directed by Jonathan Demme)

 

Christophe Demarthe est notamment connu en tant que membre fondateur et chanteur du groupe Clair Obscur, qui est un des premiers à avoir officié dans les années 80 en France à des rapprochements entre la musique, les arts plastiques, la danse et le théâtre. En 2004, il a créé Cocoon, projet artistique global mêlant musique, vidéo et performance, publiant son premier album sur le label Optical Sound.

                                                                                                                                 

              

                                                  

                                                  

              

Eddie Ladoire 
Mademoiselle vous allez terriblement me manquer !

 

Eddie Ladoire crée une zone où le son et l’écoute prennent une dimension fictionnelle et troublante autour des lectures et des chuchotements de deux personnages, mixés avec des sons naturels (pas, feuillage, prise de son d’ambiance).
Le résultat de ces diffusions est une pièce radiophonique éclatée, non fixée, propice à générer une ballade sonore dans un univers mental à part entière, où le trouble, le vertige, sont amplifiés par l’association  à chaque point d’écoute de gyrophares de couleur rouge.

 La démarche d’Eddie Ladoire se situe entre le travail du son, la recherche musicale et les arts plastiques.

 Il utilise l’univers sonore du quotidien qu’il transforme pour créer un nouvel univers, mêlant les sons abstraits et familiers à l’oreille humaine, impliquant l’auditeur dans un univers sonore quotidien qu’il n’écoute en général pas.

                                                                                                                                                            

              

                             

              

Black Sifichi

Sleep Terror Disorder

 

Depuis plusieurs mois, Black Sifichi note ses souvenirs de rêves dans un cahier.
Ce travail d’écriture quotidienne a déjà trouvé sa mise en forme musicale sur deux albums avec le groupe Brain Damage - ‘Short Cuts’ et ‘Spoken Dub Manifesto.

Il nous présente ici une installation sonore  sous casque ou le spectateur, allongé au sol, s’immerge dans trois de ces dernières créations.

Scénariste, plasticien, interprète, spoken word maestro, sous le couvert de radio militante, club dj, Black Sifichi , proche de l’univers de la Beat Generation, travaille en Europe et sur la cote ouest des EtatUnis, avec des collaborateurs d’univers différent comme AAA-Men, The Black Dog, Norscq, Rodolphe Burger, Simon Fisher Turner … « Ces volutes acoustiques, qui semblent s'envoler d'une pipe d'opium, sont dangereusement addictives ».

Alexis Bernier, Liberation

                                                                                                                                                                                                        

              

                        

              

Olivia Louvel

Partition pour tenter de s'endormir

 

Projet d'une construction vocale, inspirée lointainement des "Récitations" de George Aperghis. La voix est traitée, processée, pour former un objet sonique, les pensées sont enregistrées au dictaphone pour différencier la source perturbatrice propre à l'insomnie de la source intérieure qui cherche à lâcher prise en comptant les moutons et à amener le sommeil. Le tout est diffusé au casque en extérieur, accompagné d’une tasse de verveine.

 Olivia Louvel est compositrice et interprète. Qualifiée tour à tour de «digitale diseuse», d’«electronic diva», parfois comparée à une «Björk Mutante», elle a déjà publié en 2003  sous le label français Ici d'Ailleurs, et en 2006, son premier album solo "Luna Parc Hotel", à la beauté résignée et d’une musicalité hors norme, est paru sur le label Autrichien Angelika Köhlermann. "Lulu in suspension", sa dernière composition digitale inspirée par Louise Brooks vient de paraître sur le label Optical Sound.

                                                                                                                                                 

              

                           

              

Nicolas Maigret

Phosphène / Acouphène

 

Phosphène / Acouphène est une installation basée sur les troubles perceptifs appelés des "phènes". Une courte décharge d'énergie lumineuse et sonore imprègne nos sens, suite à ce stimulus, cet instant se prolonge par une série de sensations psychédéliques

(phosphènes et acouphènes), sources visuelles et sonores subjectives dont la forme se redéfinit à mesure que l'on cherche à la cerner.  Toutes sortes de motifs minimaux, acides et fluorescents, peuvent en ressortir, ceux-ci sont souvent décrits dans les récits liés au yoga à la transe ou aux rituels initiatiques. La forme que prend ce projet est le produit de nos sens, et de la diversité de nos réactions individuelles.

Nicolas Maigret expérimente les techniques contemporaines et leur capacité à autogénérer des formes esthétiques, des langages sonores ou visuels et des comportements spécifiques. Chacune de ses pièces est à la fois un micro-laboratoire et un point de vue sur les outils technologiques et leurs influences sur notre manière de penser ou de créer.

                                                                                                                                              

         

Wild Shores                                           

                                                                                                                                                                          

Cocoon                                                         

                                                                                                                               

Eddie Ladoire                                                             

                                                                                                                                                                               

Black Sifichi       

                                                                                                                                                                                                

Olivia Louvel  

                                                                                                                              

Nicolas Maigret  

                                                                                                                                        

 

 

 

 

 

images de l'événement

 

 

Association L’entre prise 2008

  

Maison d'Art Bernard Anthonioz

 

www.ma-bernardanthonioz.com


16 rue Charles VII
94130 Nogent-sur Marne

Tél : 01 48 71 90 07