|
Y La Matrice (2004)
béton / systèmes sonores intérieurs et extérieurs / tubes lumineux |
La matrice représente une structure instable, une combinaison d’éléments destinée à créer l’accident, la rupture de l’équilibre. Cette structure en béton de plus de 600 Kg suspendue constitue une recherche sur les conflits des éléments : conflits du son, conflits des masses, conflits de l’espace et de la matière. L’élévation de cette installation brute inclue des notions de force, de pouvoir mais détermine surtout un état instable, critique ; une équation à risque, fragile. A l’intérieur de ces trois cubes évoluent et se transforment 3 sons différents, une sorte de bouillonnement d’ondes en très forte puissance mais qui ne laisse sortir que quelques sons. La recherche sur les ondes sonores est réalisée dans le but de produire une vibration particulière des matériaux de la matrice. Une résonance des cubes est obtenue en y insérant des basses fréquences à intervalles réguliers et courts. L’effet de cette mise en résonance produit une vibration profonde de l'espace.
broadcast / la malette
béton / résine / métal
(2006)
![]() performance / installation "Bétons de Paris" béton / résine / métal / système sonore (2007)
La société Bétons de Paris spécialisée dans la réalisation in
situ d’appendices physiologies à base de béton et d’autres matériaux
reconstitués réalise des structures instables, une combinaison d’éléments
destinée à créer l’accident, la rupture de l’équilibre matériel. Après étude de l’espace un plan est effectué comportant la
forme finie et son moule, une liste de matériaux constituant la structure de la
forme est réalisée ; intervient ensuite les trois étapes de création durant le
temps de l’exposition :
BÉTON Le béton n’existe pas. À la différence de la pierre,
du bois, de la brique et du métal, le béton n’existe pas, puisqu’il n’est qu’un
stock d’ingrédients : sable, ciment, eau, graviers. La pierre doit être
extraite, taillée, transformée, portée ; le béton est fait sur place. Il suffit
d’acheminer les éléments qui le composent pour construire, n’importe où, tout et
n’importe quoi. Car le béton peut être tout et n’importe quoi. On l’associe à
l’uniformité, à la rigidité, à une couleur grisâtre — il en est l’exact
contraire : le béton n’a aucune couleur, aucune texture, ni aucune forme
prédéterminée. Laetitia Bianchi
Installation Vidéo « poésie autonome » Réalisation : François Ronsiaux Bande sonore : Bernard Szajner
(2006)
L’origine : Des milliers de personnes
reçoivent tous les jours des messages Internet non identifiés vantant des
produits ou des faux sites commerciaux. En m’y intéressant d’un peu
plus prés, j’ai découvert des éléments cachés à l’intérieur de ces messages, par
exemple un message banal de vente de viagra était en fait rempli d’informations
blanc sur blanc, invisibles au premier regard. J’ai appelé ça « poésie
autonome » car il m’a semblé que cette construction était le fruit d’un système
automatique indépendant ; la construction des phrases peut sembler anarchique et
certains mots incohérents mais à priori construite de manière symétrique dans
les émotions qu’elle transmet. Il s’agit de mots réels
mélangés à des mots transformés ou fusionnés mis à la suite comme dans une
phrase interminable mais qui, quelque fois commence d’une manière cohérente
comme par exemple :
|