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PROJET PHOTOGRAPHIQUE
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Le
projet « matérialisme endémique » représente le travail de 5
photographes plasticiens de l’association L’entre prise : François R, Malgorzata
Lempicka Brian, Jean Pierre Attal, David Plion, Jean Michel Pancin. Chaque
artiste présente un projet singulier en rapport avec les thèmes du matérialisme
et de la société de consommation ; chacun avec un message complémentaire
par rapport à l’autre dans une direction commune. Le
projet se veut questionnement, interpellation sur la transformation des valeurs
sociales et le désengagement de la population face aux maux si évidents de la
société actuelle. Le
projet tente aussi de dénoncer l’incohérence et le non sens d’une
situation ou tout le monde, grâce à une communication évoluée est censé
savoir certaines vérités essentielles sans pour autant agir en réaction. « matérialisme
endémique » établit une critique visuelle simple et efficace, parfois
avec ironie de la société et des choix qu’elle impose aux humains ;
mais il tente surtout de réveiller en chacun de nous une conscience étouffée,
enfouie confortablement dans la sécurité utopique de la vie capitaliste. Synthése
de l’événement : Le
projet Matérialisme Endémique pose la question de l’évolution des valeurs
dans la société actuelle, chaque artiste s’est posé comme but la présentation
d’un message précis au public et engage le dialogue. Le
projet met l’accent sur une rencontre, un échange entre la sensibilité
propre de l’artiste et le public enclins aux mêmes problèmes et dans une
situation sociale commune.
Jean
Michel Pancin exploite le thème des grandes cités de banlieue en voie de réaménagement
et met le doigt sur la situation sociale d’une famille sensée vivre dans ces
espaces non adaptés. Il
se met dans la peau d’un jeune et de l’impact que peut avoir son
environnement sur sa manière de penser et de se projeter dans le futur.
Jean
Pierre Attal dresse le portrait de ces exclus parqués à la périphérie de
Paris qui se recréent un logement de fortune sous le boulevard périphérique. En
exploitant l’image de personnage clichés tel qu’un salary-man, une pin-up,
un golfeur, etc. en contraste avec la situation d’urgence de ces exclus de la
société Jean Pierre Attal nous met face à face avec notre indifférence de tous les
jours.
A
travers l’incohérence de ces situations Jean Pierre Attal tente de mettre un accent
sur la banalisation des maux de notre société urbaine contemporaine.
François R introduit dans la ville de Paris un personnage fictif en costume censé représenter quelqu’un d’initié aux méthodes propagandistes de la société de consommation. A travers le détournement des affiches publicitaires tant développées
dans nos grandes villes, François R veut définir simplement les objectifs des
grandes sociétés mondialistes à travers leur martèlement d’images, et
remplace donc toutes ces images par des textes noirs sur blancs.
Malgorzata
Lempicka-Brian nous expose une vision de la standardisation de notre
consommation alimentaire. Le concept BIO défigure ce geste simple et élémentaire
commun à tous : «se nourrir» ; la situation d’un poulet stérilisé,
plumé, avec une taille standard, un emballage standard nous introduis une
vision faussée de ce qu’est la nourriture au sens propre et figuré.
David Plion dans son projet « armes de destruction massives », établis un rapport humoristique avec l’actualité récente : la guerre en Irak dans le sens d’une juxtaposition avec nos gestes les plus simples de la vie quotidienne. Dans ce cas précis de l’utilisation de l’insecticide il éveille
notre conscience sur la banalisation de certains outils d’éradication de
telle ou telle espèce « nuisible » à la tranquillité de l’être
humain. Sans se soucier de l’impact de son acte sur l’environnement proche
ou lointain, l’homme développe des outils et ustensiles construits dans le
seul but de protéger sa tranquillité et ses intérêts égoïstes.
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Fiches biographiques des artistes
Fiche
technique exposition
Malgorzata
Lempicka Brian
Titre
projet : « je suis bio»
Description
exposition :
- 29 photographies
argentiques noir&blanc posées sur des boites rectangulaires
de 24x30,5x10 cm.
- 1 poulet bio nature
décapité et ficelé (1,250 kg - approximativement 14x23 cm)
- Titre de l’installation en lettres d’imprimerie
noires
Besoins
techniques :
- Mur blanc de dimensions 230x300 cm minimum, avec possibilité de fixation des éléments
- Dispositif
d’éclairage de l’installation
- Table pour présentation
de la documentation
- Un poulet «BIO» acheté dans le commerce, à changer chaque jour si nécessaire
(pour questions sanitaires …).
François
R
Titre
projet : « 28eme parallèle »
Description
exposition :
- 1 tirage duratrans
dans caisson aluminium éclairé format 1m80
- 5 photographies
contrecollés sur aluminium et plexiglas
- 1 installation béton
/ cire au format 50cm/40cm/1m
- 1 installation vidéo
(vidéoprojecteur écran)
Besoins
techniques :
- Un vidéoprojecteur,
1 magnétoscope VHS, 1 écran ou mur blanc disponible
- 1 socle ou support
de sculpture d’une hauteur environ 1m10
- 1 espace
d’exposition mural minimum H=3m , L=10m
Jean
Pierre Attal
Titre
projet : « social consulting »
Description
exposition :
- 7 photographies
contrecollés sur aluminium format 73cm/90cm
- 1 installation vidéo
(lecteur DVD, moniteur)
Besoins
techniques :
- 1 lecteur DVD,
1moniteur
- 1 mur d’exposition
H=3m, L=10m fractionnable
David
Plion
Titre
projet : « armes de destruction massive »
Description
exposition :
-
6 photographies
encadrées format 40cmx60cm
-
1 installation sur étagère
de produits insecticides divers format 150cm
-
2 plaque d’insectes
format 30cmx30cm
Besoins
techniques :
-
1 mur d’exposition
H=3m, L=6m
Jean
Michel Pancin
Titre
projet : « nature en ZUP »
Description
exposition :
-
10 photographies
format 80cmx120cm
Besoins
techniques :
-
1 mur d’exposition
H=3m, 15m
Fiches biographiques des artistes