VIDEO PROGRAMME

 

Nicolas Maigret

 

Nicolas Maigret diffuse principalement son travail à travers le son et la vidéo, en s’intéressant notamment aux liens qui unissent ces deux médias. Après avoir terminé ses études aux Beaux Arts de Besançon, il développe son travail à travers différentes pratiques comme l’installation, la composition, le son, la vidéo, la radio ou le multimédia, ainsi qu’à travers des collaborations avec les domaines de la danse, de la performance, du théâtre ou du graphisme.

Nicolas Maigret expérimente les techniques de notre époque et leur capacité à autogénérer des formes esthétiques, des langages sonores ou visuels et des comportements spécifiques. Chacune de ses pièces est à la fois un micro-laboratoire et un point de vue sur l’outil technologique et son influence sur notre manière de penser et de créer. Partant du principe que toute création sollicite un outil et est influencée par cet outil, Nicolas Maigret nous présente des situations où l’outil technologique parvient à générer ses propres formes. Les formes générées deviennent alors une expression des caractéristiques structurelles, formelles et fonctionnelles de cet outil, et dans un sens l’expression de l’époque qui en a l’usage.

 

Phaze Work (vidéo / live | 2004-2005)

Série basées sur l’effet de moirage et les troubles visuels qui en émanent.

 

Between (vidéo / performance | 2003-2004)

Avec BETWEEN 0.1, Nicolas Maigret met en place un procédé de récupération de données informatiques inutilisées, une sorte d’humus numérique, dont il génère des textures sonores et visuelles. Dans ce procédé de traduction contre nature, il considère les déchets informatiques comme des potentiels audio-visuels déjà existants, mais ignorés. Leur contenu n’est à l’origine fait ni pour être vu ni pou être entendu.
Il travaille alors à les révéler lors d’installations et de performances sous forme d’éclats sonores et visuels, deux révélations synchrones d’une information commune

Rouge (
2001)

ROUGE est un environnement concentré sur la mise en espace d’effets optiques et auditifs. Projection d’image numérique et multi diffusion d’infrabasses en dissonances.
Ce processus confronte le visiteur à une sorte de mise en vie du lieu et un échange physique avec l’image et le lieu en tant que corps résonnant. « Je cherche à ce que cette confrontation soit comme comparable à celle que l’on peut avoir face à un élément naturel ».

 

 

----------------------------------------------------------

 

Frédéric Weigel

 

"voir la bête" (4 minutes, 2006)

 

Sur fiche se trouve un mot et une citation extraite des livres de Guy deMaupassant. Je décide de produire un "Guide Mots-poissons". Comme les mots-poissons sont joueurs, ils forment des phrases qui coulent. Ainsi je tente de trouver de nouvelles phrases dans les phrases et d'agrémenter cela d'un dessin de poisson au crayon de couleur. Cette vidéo est une organisation des phrases en un récit semblant déjà contenu dans Maupassant.

 

----------------------------------------------------------

 

 

Jean Cerezal Callizo

"13868, Bosnie" (5 minutes 13, 1992)

----- Original Message ----- © 2005

 

----------------------------------------------------------

 

Midori Sakuraï

 

série DNA

 

« DNA »                       durée   04’50”              2005

« patapata »                            00’46”              2005

« BBB »                                  02’56”              2005

« ame »(la pluie)                      01’18”              2005

« 1,2,3, Soleil »                                        en cours

 

Le travail de vidéo de Midori Sakuraï est une suite logique dans la chronologie de ses "performances lumineuses.

Toutefois le rôle de son corps n’est pas exactement le même.

À la performance, le plateau et la salle sont dans l’obscurité totale. Elle est sur scène mais invisible, seules les lumières qu’elle manipule sont visibles.

Elle utilise son corps non comme une danseuse. Elle veut créer un autre corps, un corps non-identité, au-delà de corps humain.

Tandis que sur la vidéo, ce corps invisible est sorti peu à peu de l’ombre pour se mouvoir à la lumière et devenir lui-même une nouvelle matière

qu’elle découvre et manipule. Elle décompose ses gestes et ses mouvements puis les recompose sur des animations vidéo.

La série <DNA (ADN)> est une recherche sur la multiplication d’un geste qui semble se répéter et continuer à l’infinie ainsi que ses variations.

Un corps devient une cellule pour former un autre élément qui se transcende un simple corps.

 

 

----------------------------------------------------------

 

Malgorzata Lempicka Brian

 

HURRY UP (4 minutes, 2006)

 

L’individu ravalé au rang de rouage d’une machine socio-économique en surrégime permanent, spirale infernale et consommatrice, répétitivité des rituels quotidiens …  thèmes de la condition humaine contemporaine.

Le caractère documentaire d’installation devient néanmoins secondaire lorsqu’elle fait l’objet d’une activité créatrice. La représentation photographique est instrumentalisée, et sa fonction représentative déstabilisée par une multitude d’interventions exécutées au cours du processus créatif.

La complexité de construction conduit inévitablement à une personnalisation plus forte, qui donne un caractère particulier au rapport qui s’instaure entre le spectateur, l’œuvre, et son auteur.

Cet instant unique et les résonances intérieures qu’il provoque, constituent ici l’objectif de l’œuvre elle-même : transmettre ou susciter une émotion

 

 

----------------------------------------------------------

 

François R

 

Atome Japon (14 minutes, 2002)

 

Mise en corrélation d’événements urbains dans la ville d’Osaka au Japon, une recherche sur le potentiel de coïncidences infinies dans une ville du monde impunément active et bruyante. Une surenchère constante d’images qui nous impliquent dans un rôle résolument spectateur, voyeur. Les seuls éléments susceptibles d’effectuer un écart, d’imposer une rupture dans la trame déjà écrite, sont ceux qui perdent le contrôle de leurs actes.

----------------------------------------------------------

 

Dorota Kleszcz

 

évolution D (9 minutes, 2003)

 

Une recherche sur le phénomène de transformation, constitué d’images sans dialogues, qui explore une réflexion sur un voyage personnel intérieur. Dans les profondeurs du sous-sol parisien, dans un vieux parking automobile, se forme une silhouette ; celle-ci, née des détritus de l’environnement urbain, entreprend une coordination de mouvements vers la reconnaissance de son corps, de son état d’être. Elle va visiter et définir l’espace environnant de ce labyrinthe de béton et en chercher la sortie. La silhouette voyage vers une autre dimension, vers l’endroit qui, peut-être, va lui proposer une nouvelle conception de la vie.

 

----------------------------------------------------------

Alexandre Durand

 

Les F.L.I.M.

 

« The donald’ s doigt aventure » : 2 mn, 2006

«  The nausée affaire » : 4 mn 30 S, 2006

 

« The donald’ s doigt aventure » et «  The nausée affaire »  font partie d’un projet de vidéos expérimentales intitulé les F.L.I.M .

Fabulations Libertaires intrinsèquement Médiocre.

Médiocre voire minimaliste, en réaction aux grosses productions d’animation qui nous éblouissent par la réalisation en nous aveuglant par le contenu.

Influencées par le concept  de  « guérilla sémiotique » développé par Victor Burgin qui consiste à détourner les outils de la communication  à des fins artistiques et critiques, les F.L.I.M. mettent en scène  les nouveaux héros de notre société, tels Batman Mickey ou Donald,  mais dans des situations en total décalage avec l’image qu’ils véhiculent.

Ce décalage représente la mise en forme d’un discours critique  et ironique sur les thèmes qui fondent notre société. La mondialisation, le COPYRIGHT des grandes marques que l’artiste ne peut pas utiliser légalement, la chirurgie esthétique, la dépendance pharmaceutique, l’impact de la télé dans

la cellule familiale ,  etc…

 Bercés depuis l’enfance par l’enterteinment à l’américaine,  Les F.L.I.M. défendent un ton ironique et grinçant afin d’échapper un peu à l’aseptisation sociale.

 

 

----------------------------------------------------------

 

 

Alessandro Stella

 

GLIOBLASTOMA MULTIFORME ( 11 minutes 12, 2005 )

« Glioblastoma multiforme » est le terme scientifique qui désigne une forme de cancer du cerveau des plus mortelles.
Cette fois-ci « Superstar » ( personnage toujours présent dans l’œuvre d’ Alessandro Stella ) erre en rassemblant des objets précieux…

Peut-être les restes de la décomposition d’une vie, peut-être les traces de la mémoire de « Elle », qui désormais, habitée par la solitude et

dominée par l’altération mentale provoquée par sa maladie, réclame des présences qui lui sont chères et qu’elle ne reconnaît plus.

 

 

----------------------------------------------------------

 

 

Cécile Azoulay

 

The city that never wakes up (3 minutes, 2004)

Le temps est suspendu, il reste à la nuit dans une activité frénétique. Les lumières des appartements s’éteignent et se 
rallument les unes après les autres, certaines synchronisées, d’autres non. L’activité ne semble venir que de l’intérieur 
des foyers, rien n’est actif autour, le temps est accéléré mais il est aussi figé. Ce paysage de nuit prend la place du paysage 
urbain de jour, actif, mouvementé. La contemplation du paysage est bouleversée par sa constante activité empêchant le spectateur de 
fixer son esprit sur l’immobilité, le paisible, l’obligeant à la presque hypnose générée par l’activité.

Antarctica (3 minutes, 2004)

53°06’S, 73°30’E Panoramique, 360°, la scène se passe quelque part en Antarctique, une ancienne base scientifique des années 40. 
L’ambiance est vide, froide, silencieuse, le paysage abandonné. Un avion de ligne tourne pourtant, traqué étrangement par  la caméra, 
à moins que ça ne soit l’avion qui suive le mouvement de caméra. La scène n’en finit pas, l’exploration continue. Le temps passe, 
l’avion tourne mais le paysage ne change pas, il n’obtient de temporalité que par la rotation, la révolution, mais il reste 
intact, figé, glacé, irréel, d’un autre temps mais pourtant physique.
 

 

----------------------------------------------------------

 

Weigel Frédéric

Inventaire général de la langue française
"Guide Mots-Poissons"

1515 dessins aux crayons de couleurs sur fiches, 10 x 15 cm, 2006

Par hasard en me promenant dans la faculté en reconstruction, je trouve une boîte sur un radiateur. Celle-ci, sans doute abandonnée,

contient des centaines de cartes. Sur chacune se trouve un mot et une citation extraite des livres de Guy de Maupassant.

Passant devant cette boite, je l'ai emporté. Je décide à partir d'un jeu de mots de produire un "Guide Mots-poissons".

Comme les mots-poissons sont joueurs, ils forment des phrases qui coulent. Ainsi je tente de trouver de nouvelles phrases dans

les phrases et d'agrémenter cela d'un dessin de poisson au crayon de couleur.

 

 

----------------------------------------------------------