







Avec l’apparition des méthodes de contrôle génétique et de miniaturisation des technologies informatiques et mécaniques, l’homme tend aujourd’hui à maîtriser sa propre évolution. ll prévoit d’ores et déjà son amélioration et l’adapte à ses futurs desseins en s’extrayant de la nature. Partant du
constat originel des chemins croisés qu’étaient la sexualité et la reproduction,
se décroisant aujourd’hui, la continuité de l’espèce n’est plus dépendante de la
sexualité entre homme et femme, mais liée à l’évolution de la science. Les deux vidéos sont en opposition, entre la mémoire du matériel de perpétuation génétique naturel de l’espèce qui s’écoule sans fin, traduit par l’utilisation d’un plan séquence très lent et d’une seule fréquence sonore s’affaiblissant dans le temps et la main de l’homme introduisant des gènes dans une cellule (clone) se traduisant par un cycle visuel et sonore en boucle stroboscopique imprimant une cadence quasi-industrielle. L’ensemble est une confrontation de deux espaces-temps, éclairant le passage entre la lenteur de l’évolution naturelle et l’incontrôlable accélération du désir humain de maîtriser, son évolution, son amélioration. |