Alexandre Durand
« BOMBE LENTE » Gravure sur plaques en téflon
« Allégories » Technique mixte

Alessandro Stella
" DEEPENING "
( installation : vidéo, oeuvre au sol, lumières )
"...Dans son lit, son regard est étrange, vide, douloureux, enquêteur, vif .
Elle ne connaît pas son destin, connaît-elle son destin ?
Elle parle aux fleurs, aux animaux, aux êtres humains, elle s’adresse aux
arbres,
elle est dans un lac en train de nager, elle est dans une forêt et elle se
promène…"

Christophe Demarthe - cocoon
installation/performance "Triptyque"

Dans les années 70, Pasolini réalise la Trilogie de la Vie (Les contes de Canterbury, Le Décameron, Les mille et une nuits). Pour lui, s’il reste une chose sur laquelle la société de consommation n’a pas prise, c’est la libre jouissance dans le sexe. Ses trois films célèbrent donc la liberté des corps et du sexe. En 1975, il abjure ces trois films et réalise son dernier film, Salo ou les cent vingt journées de Sodome. Le corps peut lui aussi être le lieu d’exercice du pouvoir. Le corps peut être une marchandise. Vaine tentative d’échapper à la normalisation de nos sociétés. Comment y échapper ? Dans les pans les plus reculés d’une sexualité extrême ? La codification est à l’oeuvre jusque dans les pratiques considérées comme les plus extrêmes de la sexualité. Offrant un miroir à notre société, les pratiques sado-masochistes qui s’exercent en privé jouent le simulacre du contrôle des esprits. Même en nous réfugiant dans les pans les plus privés de la société, pour nous livrer aux pratiques “les plus extrêmes“, nous rejouons le jeu du contrôle social. C’est ce que nous donne à voir ce triptyque, où se côtoie une scène de bondage ultra codifiée et une salle de travail en entreprise impeccablement organisée.
Cécile Azoulay
"Weeping fountain"

Fontaine, larmes artificielles (H2O+NaCl+Lysozymes+Lactotransferrines)
De l’eau coule paisiblement, pas vraiment de l’eau mais des larmes artificielles. La composition chimique est respectée mais peut facilement passer inaperçue
et être confondue. Des cousins et la moquette invitent à s’assoire, à profiter de l’espace accueillant, calme.
La fontaine recycle et coule ses propres larmes de manière continue.
Jean Pierre Attal
« business impact »

Les sociétés modernes se caractérisent par un matérialisme endémique. La seule issue envisagée semble être la croissance, la fuite en avant dans le concert de la mondialisation. Dans ce contexte, l’humanité se prépare à consommer les cinquante ans de réserves prouvés de pétrole à un rythme exponentiel. Elle avance droit dans le mur, avec comme dommage collatéral la « pollution durable ».
C’est pourquoi je me suis intéressé à ce qui semble s’organiser comme l’atelier du monde : la Chine comme symbole des pays émergeants, qui se mobilisent pour prendre des parts de marché dans la compétition économique mondiale et participer enfin à la frénésie universelle de consommation. Les outils de production de masse témoignent ici de l’accélération du Taylorisme.
Les titres puisés dans les anglicismes d’usage courant, pointent les notions de globalisation du langage et de nivellement des différences.
« business impact » explore le devenir du consumérisme, et pose la question de la décroissance.
Nicolas Wilmouth
"BACK BONE"

Avec ce travail, le spectateur est placé dans une
situation active puis qu’il se met à la place du sujet en s’identifiant à lui,
en pénétrant dans son intimité. J’esquisse les grands traits d’une histoire sans
l’expliquer : le décor sert de contexte, le sujet est placé de dos afin de
laisser le spectateur libre de lui conférer un visage, une expression et une
existence passée, présente et future. Ainsi, comme dans un roman, le spectateur
interprète, visualise, imagine une scène avec un personnage, aidé par un support
qui est l’écriture pour le livre, l’image pour la photographie. Il crée sa
propre histoire. A travers ces dix photographies de dos, j’invite le public à
varier les rôles et les récits. Je montre, il s’approprie, je raconte, il joue.
Midori Sakuraï
installation / performance "Hôtel Hilbert"

Un jour, un voyageur arrive devant
un hôtel qui affiche complet.
Toutefois cet établissement comprend un nombre infini de chambres.
Peut-il avoir une chambre ?
On met le client 1 en 2, le 2 en 3, le 3 en 4, le 4 en 5, etc.
La chambre 1 devenue libre est donnée au nouveau client.
Arrive alors une infinité de clients.
On met le client 1 en 2, le 2 en 4, le 3 en 6, le 4 en 8, etc.
Les chambres impaires deviennent ainsi libres pour les nouveaux venus.
Mercedes Pacho
vidéo / performance "Autant en emporte Rany"

Comme dans la vidéo-performance, Rany déambule dans la galerie, elle détourne l'attention des spectateurs en jouant le rôle de la marchande d'art.
Le film projetté sur le téléviseur prend soudainement vie par l'apparition du personnage de la vidéo, qui, performe dans l'espace d'exposition. Les situations comiques à l'écran sont liées aux interactions avec les passants et se retrouvent projettées dans la galerie. Un parallèle se tisse alors entre ce qui est vu et ce qui se joue dans le présent.
Cette déambulation effectuée dans la rue et le marché se transforme en support photographique. Des mini-photos seront vendues au prix d'aliments trouvés sur le marché.
ex : photo de carottes = prix d'un kg de carottes.
La performance de Rany sera liée à cette vente-marché
Stefan Brion
« Régénérescence en appartement »

Stéphane Cavanna

Alexophe
"apologie du désastre"

son travail est comme un instantané de ce qui est en devenir et nous dévoile des formes "non vue"; l'image du réel avant qu'il n'existe ou infra réalisme.
Sa gestuelle s'applique en surimpression sur des clichés photographiques représentants des manufactures en ruines.
L'alliance de ces entrelacs recomposés sur une trame graphique symbolise le rapport ambigu de l'homme à la machine et de l'instinct sur le mécanisé.
Malgorzata Lempicka Brian
installation audiovisuelle "Hurry Up"

L’individu ravalé au rang de rouage d’une machine socio-économique en surrégime permanent, spirale infernale et consommatrice, répétitivité des rituels quotidiens … thèmes de la condition humaine contemporaine.
Le caractère documentaire d’installation devient néanmoins secondaire lorsqu’elle fait l’objet d’une activité créatrice. La représentation photographique est instrumentalisée, et sa fonction représentative déstabilisée par une multitude d’interventions exécutées au cours du processus créatif.
La complexité de construction conduit inévitablement à une personnalisation plus forte, qui donne un caractère particulier au rapport qui s’instaure entre le spectateur, l’œuvre, et son auteur.
Cet instant unique et les résonances intérieures qu’il provoque, constituent ici l’objectif de l’œuvre elle-même : transmettre ou susciter une émotion.
Patrick Rimond
"Portraits"

"Un être humain est-il jamais un étranger ?
Une rencontre doit-elle être d'abord celle de 2 êtres humains ou celle de 2 cultures ?
Acte politique et obsession personnelle, Patrick Rimond photographie ces rencontres dans une proximité sans concession.
L'intensité de la présence dans
ces visages-personnes est renforcée par l'utilisation de tirages de grand
format. "
Projet d'échange avec le public : Mis en place d un studio, réalisation de
portraits sur place.
Le spectateur est modèle ou photographe selon son
choix et travaillera avec Patrick Rimond
Vidéo SELF Form, 4min 30
SELF Form est une vidéo contemplative réalisée à partir de
photographies de Patrick Rimond. Elle est une errance dans une
ville générique d'un pays développé . Elle évoque la puissance
d'écrasement psychologique de bâtiments sans forme sur ses
habitants et par conséquence leur normalisation. Par la projection
de lui-même, l'humain s'imprègne de son environnement.
David Plion
"armes de destruction massive"

Dans
notre civilisation occidentale, l’aseptisation de nos lieux publics et privés
est de rigueur.
L’obsession
du clean à pour conséquence l’exclusion de ceux, qui gênent.
Nos
moyens pour y parvenir quotidiennement sont énormes. Des bombes aux plaques
collantes, il y a ici une véritable institution
« d’armes de destruction massive’ .De la même manière
dont on éradique les insectes, le grand capital a choisi d’éradiquer
« la marge ».
Nicolas Demarthe /
"de l'autre côté"

Ce jeu de parasitage, de détournement, donne l’illusion d’un pouvoir certain, chaque nouveau spectateur dans la cage pouvant « créer » un nouveau programme, et pourtant illusoire, comme un constat d’impuissance (le spectateur ne peut composer qu’avec les images qu’on lui fournit)…
Une chose est cependant impossible avec cette télécommande : éteindre la télé.
Reste la fuite…
Dorota Kleszcz
"Amorphe"

Dorota Kleszcz investit un espace de 2,4 m x 2,4 m et y réalise une installation active « amorphe » dans laquelle elle se met en scène.
Cette installation est un acte de présence continue.
Les motifs directifs sont : la continuation du temps, réalité inversée, amorphisme.
Installation - vidéo - performance « Amorphe »
Installation « amorphe » est un projet issu d’un film d’animation réalisé par Dorota Kleszcz.
Le sujet concerne la « forme » : sa formation et sa transformation.
La forme ou plutôt les formes sont une négation du « formalisme concret ». Elles se transforment chaque fois avec une façon différente mais ne sont jamais précises.
La forme (ici) comme l’objet de terme, constitue de ne pas se mettre au dessus du contenu.
Les figures inconsistantes symbolisent la matière vivante mais à l’état ensommeillé.
La matière dessinée est organique et sensible, pourtant elle n’est pas assez développée pour la respecter comme une forme intelligente, on peut la nommer
« matière de recherche ».
L’artiste arrête à l’intérieur du cadre filmique quelques une de ces formes et les retranscrits comme les objets placé à l’intérieur de son installation.
Ces formes sont comme le reflet du miroir. Elles définissent une nouvelle réalité comme différente de leurs propres existences à l’écran.
L’espace d’installation 2 m x 2 m environ décris l’environnement d’un monde imaginaire d’une fable.
Cette mise en scène, est une parmis plusieurs possibilités de la création de la « matière ».
L’utopie d’arrêter le temps, est un de motifs principal de cette réalisation.
Malgré cette illusion, il persiste des symptômes discrets d’écoulement du temps.
On découvre aussi une forme de vie, à moitié vivante, à moite morte, sans conscience, indifférente à l’entourage et solitaire.
C’est le personnage « amorphe » placé à l’intérieur de l’installation…
Marc Poitvin
photographies / performance
“ plastic actors of the porn picture’s world ”
« Doll’s story »

Pierre Belouin / Emeline Girault
installation "Karaoké Day of the Lord".

Les systèmes parodiques autour du jeu du Karaoké sont
depuis quelques années utilisés dans l'art contemporain.
Les distances d'interprétation semblent cependant minimes au vu des références
musicales d'une frange majeure des artistes plasticiens, à savoir la variété ou
la chanson de consommation courante qui elle-même est largement utilisée dans le
Karaoké.
D'autres références et standards existent et induisent un décalage des plus
stimulants, c'est pour cela que nous proposons ici une installation mono-bande
micro-vidéo sous-titrée autour d'un titre de Joy Division "Day of the Lord". Le
clip vidéo réalisé pour
l'installation, est à comprendre comme une réappropriation de la chanson de Joy
Division, afin de la décontextualiser. Le choix de
ce titre ne renvoie à rien d'autre que sa seule utilisation dans
notre contexte, il se doit donc d'être toujours perçu comme un moyen de
créer ce sentiment de décalage.
Emeline Girault est plasticienne et vidéaste, Pierre Belouin est plasticien et
label manager d' Optical Sound.
Thierry Scherztinger / Frédéric Weigel
installation / performance "PLAFACTICE"

PLAFACTICE: la machine à emboîtement hors norme, réserve de
nombreuses surprises et accidents, mais se réalise toujours dans le contexte car
elle ne cesse de se décliner.
Des agrégats de fichiers se chargent les uns les autres en transformant le
système de production visuelle. Nous reprogrammons en direct ce labyrinthe afin
de transformer l'ensemble de la machine, nous l'empêchons d'être toujours égale
à elle-même. Ne cessant de s'aliéner, de devenir autre, elle ne peut pas avoir
d'identité stable.
Cette machine est simplement composée de deux ordinateurs reliés en réseau, le
premier, occupé par Thierry Schertzinger permet de composer des images en
mouvement qui sont projetées sur un écran. Le second permet à Weigel Frédéric de
reprogrammer secrètement les éléments utilisés par le premier et ainsi affecte
le système de production du premier ordinateur.
Nous comptons produire une machine uniquement à partir des déterminations que
nous posera le contexte, comme seul matière première des photos pris dans
l'espace même de projection. Ensuite nous aliénerons cette machine petit à petit
en la ré-agençant, en la déclinant.
http://wei.fre.free.fr/plafactice.htm
Servovalve
installation "le marteleur"
