La série RUINES prend appui sur des indices trouvés dans des films de fiction (péplums, films catastrophes, séries, films d’actions...), et des photographies journalistiques, avec une orientation du regard vers l’image-temps et la succession des photogrammes d’une même séquence.
Ces peintures sont réalisées à partir de photographies d’écran retravaillées à l’infographie, retouchées dans leur “texture” et leur couleur. Le travail pictural suit donc les altérations et modifications de l’image engendrées par l’ordinateur, et ceci par une mise au carreau rigoureuse. Au final, la démarche consiste à élaborer des images d’images, voir des images d’images d’images (une peinture réalisée à partir d’une photo qui elle même est réalisée à partir d’un écran télé). La peinture opère une mise à distance de sa source.
L’ensemble constitue une série orientée sur la notion de Ruine au sens large : déflagrations matérielles, incidents sociaux engendrant des altérations matérielles, aspects d’une érosion des infrastructures architecturales en tout genre, etc. Cette notion ne fait pas de distinction entre la technologie du cinéma de genre et l’aspect documentaire et informatif de la photographie. Les médias sont utilisés comme ils se proposent dans notre quotidien, c’est à dire comme un grand réservoir d’informations non hiérarchisées où le réel et l’imaginaire se côtoient pour ne laisser qu’un stimulus informationnel altéré. |